Hermana Carmen

Carmen Escribano de la provincia de España
Misterio: Jesús
Palabra: « Fijos los ojos en Jesús »

¿Cómo conociste la Asunción?

Mi madre estudió en nuestro colegio de Manila, en Filipinas, país que tuvo que dejar por la guerra, dirigiéndose a España, donde se casó. 6 hijos nacieron de este matrimonio, soy la única chica. Cuando mis padres buscaban un colegio, mi madre sugirió la Asunción; en Santa Isabel, una de nuestros colegios en Madrid, estaba la hermana María Inmaculada, que había vivido en Filipinas. Me llevaron al colegio de Velázquez que estaba más cerca de mi casa. Fui alumna allí durante 12 años, pero el último curso lo pasé en Cuestablanca, donde se trasladó el colegio que existe en la actualidad y es el más grande de los que tenemos en España. La Congregación eligió trasladar el colegio porque querían abrirse a un mundo más amplio, lejos del centro de la ciudad y hacerse accesible a más chicas.

¿En estos años es cuando cogiste « el virus de la asunción »?

Sí, allí fue donde cogí el virus: viendo a las hermanas, que nos daban clases, que rezaban y jugaban con nosotras, que se paseaban en silencio con las manos dentro de las mangas y entraban en la clausura, que rezaban el Oficio. Yo corría para llegar a las 15h a la escuela y  poder unirme a ellas en el oficio de vísperas, que se cantaba antes de las clases. También las veía en la adoración. Sí, la vida litúrgica de las hermanas me impactó mucho y recuerdo que me decía de niña: « Un día yo seré como ellas ».

¿Cuál es tu pasión?

La Biblia. De juniora, me propusieron estudiar filología inglesa, pero pedí realizar estudios teológicos, porque realmente quería meterme plenamente en la vida que había elegido y no me seducía tanto en aquel momento ir a la universidad civil. Así que pedí estudiar teología y me lo concedieron. Después de cinco años, obtuve el bachillerato en Teología, y luego fui enviada a dar clases en Gijón y después en Santa Isabel un año. Después me destinaron a la comunidad internacional que se abrió en Roma, para continuar mis estudios en teología bíblica. El padre Ladaria SJ, que tuve como profesor en Comillas (Madrid), me orientó más bien hacia el Pontificio Instituto Bíblico, « Biblicum » para estudiar ciencias bíblicas. Este fue uno de los grandes regalos que la Congregación me ha hecho. Si la Biblia ya me apasionaba, a partir de ese momento mi pasión se multiplicó.

¿Cuál es el aspecto de la Asunción que te gusta más?

La vida comunitaria, la vida litúrgica, la pasión por la educación que transforma a las personas… todo el carisma. Si tengo que ponerlos en orden, pondría en primer lugar la vida litúrgica, la vida comunitaria y la transformación personal y social. De joven, me atrajo la vida litúrgica, cuando llegué a la congregación, la vida comunitaria me hizo crecer en el deseo de vivir la fraternidad, y poco a poco fui descubriendo la pasión por la educación que transforma, que nos transforma, que transforma la sociedad, la pasión por el Reino de Dios.

Imagen del capítulo: la comunión

El Icono de la Trinidad de la Misericordia: vemos que el Espíritu Santo desciende hacia el Padre y el Hijo. Los dos acogen con ternura e incluyen en ellos a la humanidad herida.

 

Carmen Escribano

Mystère : Jésus

Parole, les yeux fixés en Jésus

Comment as-tu connu l’Assomption?

Ma mère a été élève à Manille, aux Philippines, puis après la guerre, elle est venue en Espagne et a épousé un espagnol. 6 enfants naissent et la première fille c’est moi. Ils m’ont cherché une école. Ma mère a proposé l’Assomption. Il y avait à Santa Isabel, sœur Marie Immaculada, qui avait vécu aux Philippines. Mon père a préféré l’autre école De Madrid, Velasquez car je pouvais renter à midi pour le repas. J’ai donc été élève à Velasquez durant 12 ans, sauf la dernière année, que j’ai passée à Cuesta Blanca. Les sœurs de Velasquez voulaient s’ouvrir , à un monde plus universel, plus loin du centre ville et permettre ainsi à des jeunes de ces quartiers de suivre des cours.

Est-ce là durant ces années que tu as pris « le virus assomption »?

Oui, c’est là que j’ai pris le virus: Je voyais les sœurs , qui nous donnaient les cours, qui priaient avec nous, qui jouaient avec nous, qui se promenaient en silence avec les mains dans les manches et qui rentraient dans la clôture, pour aller à l’office. Moi, je courais pour arriver à à 15h à l ’école pour pouvoir les rejoindre pour l’office des vêpres qui se chantait avant les cours et puis, il y avait l’adoration. Oui, la vie liturgique des sœurs m’a beaucoup frappée et je me rappelle depuis 6 ans que je me disais : « Un jour je serai comme elles. »

Après les années à l’Assomption , j’ai fait deux année de français, puis j’ai arrêté pour faire des études de secrétariat international, car j’avais envie de travailler et plus c’était important pour la maison. Mon père étant décédé, je pouvais ainsi aider ma mère, car j’avais 5 frères qui étudiaient. Tout en travaillant, j’ai fait des études de puériculture, d’anglais en cours du soir. J’ai travaillé ainsi jusqu’à ce que j’entre à l’Assomption et même pendant ma première année de postulat.

Quelle est ta passion ?

La Bible. Comme junioriste, on m’avait proposé de faire des études de philologie anglaise, mais j’ai demandé d’entrer dans une démarche d’études théologiques, car j’avais vraiment envie de me mettre dans la vie que j’avais choisie et non d’aller à l’université publique. J’ai donc demandé des études théologiques et on me les a accordées. Après cinq ans, j’ai obtenu le bac en Théologie, puis j’ai été envoyée à Gijon puis à Santa Isabel pour travailler, bien que j’avais très envie de continuer les études. Un jour, on m’a envoyé à la communauté internationale qui s’ouvrait à Rome pour continuer mes études en théologie biblique. Le Père Ladaria, que j’avais eu comme professeur à Commillas à Madrid m’a orienté vers l’Institut Pontifical Biblique, dit « Biblicum » pour faire la licence en sciences bibliques. C’est un des grands cadeau que la congrégation m’a fait. J’aimais déjà la Bible, mais à partir de là ma passion s’est décuplée.

Quel aspect de l’Assomption aimes-tu le plus?

La vie en communauté, la vie liturgique, la passion pour la transformation de la société. Si je dois les mettre dans l’ordre chronologique, ce serait vie liturgique, vie communautaire puis transformation de la société. Quand j’étais très jeune, j’ai été attirée par la vie liturgique. Quand je suis arrivée dans la congrégation, la vie communautaire m’a fait grandir dans le désir de vivre ensemble, puis j’ai découvert petit à petit la passion de l’éducation qui transforme, qui nous transforme, qui transforme une société, passion pour le royaume de Dieu.

Image du chapitre :

Icône de la Trinité de la Miséricorde: on voit l’Esprit Saint qui descend vers le Père et Fils. Ceux-ci prennent en eux l’humanité faible, qui a besoin d’eux.

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